L’odeur des voitures neuves, faut-il s’en méfier ?

13 Jan 2014 | Infos conducteur

Il est agréable pour tout conducteur de s’installer au volant de sa nouvelle voiture. Impeccable et nette, elle dégage une odeur de neuf que l’on apparente volontiers à la propreté. Et pourtant, ces odeurs peuvent se révéler très nocives. Avatacar revient sur cette découverte.

Selon une étude menée par le laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris, l’air présent dans l’habitacle des voitures neuves est fortement pollué, à un point tel qu’il s’avère plus dangereux que les gaz extérieurs émis par les pots d’échappement ! L’association des substances chimiques présentes dans les différents matériaux (tableau de bord, siège et plastiques divers) est donc très mauvaise pour la santé.

Ce laboratoire a mis en évidence plusieurs composants dangereux, comme le formaldéhyde qui peut irriter les yeux et avoir une incidence sur les voies respiratoires. Les revêtements des sièges, chargés de poussières et moisissures microscopiques, peuvent provoquer des allergies. Également, certains composés organiques volatiles (COV) comme le vernis, la colle ou encore la peinture sont des substances irritantes fortement déconseillées.

Sur une centaine de voitures analysées, 23% dépassent la limite tolérable en formaldéhyde. Les risques d’allergies, de cancers et d’anomalies sont d’autant plus importants pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées. De plus, une étude américaine a démontré que des éléments aussi dangereux que le mercure, le brome ou le chlore étaient présents dans de nombreux véhicules neufs.

Alertés par cette étude, les constructeurs s’emploient, dès à présent, à utiliser de nouveaux matériaux limitant les émanations nocives.

Les particules se répandent pendant plusieurs mois après l’achat du véhicule. Certains gestes simples permettent d’accélérer l’élimination des substances chimiques :

  • Aérez le plus possible l’habitacle été comme hiver ;
  • Aspirer régulièrement les sièges, moquettes et tapis ;
  • Nettoyez fréquemment les plastiques.

Alors si ces petites habitudes peuvent réduire significativement le danger, pourquoi s’en priver ?

Source : locita.com