Voitures d’occasion, les pièges à éviter !

23 Sep 2013 | Infos conducteur

Vous avez décidé de changer de voiture et pour vous, la meilleure solution est l’occasion ? Avatacar vous donne quelques conseils pour éviter les pièges.

Avant vos premières visites, renseignez-vous sur l’état du marché actuel. Vous pourrez ainsi négocier plus facilement.

 

Carnet d’entretien et factures

Il est primordial de vérifier dans le carnet d’entretien (ou grâce aux factures) si le véhicule a été correctement entretenu à la fréquence préconisée par le constructeur. Simples révisions ou réparations conséquentes, vous devez tout savoir ! Retrouvez tous les plans d’entretien des véhicules sur avatacar.com.

Si le véhicule a plus de 4 ans, le vendeur doit vous fournir un certificat de passage au contrôle technique datant de moins de 6 mois.

Toutes les factures doivent être fournies pour connaître l’état des pièces d’usure comme les pneumatiques, les amortisseurs ou encore les disques/plaquettes de frein. Ces justificatifs vous permettront également de savoir si le véhicule a été entretenu dans un ou plusieurs garages.

En d’autres termes, si le vendeur est dans l’incapacité de vous fournir le carnet d’entretien ou les factures de chaque réparation : méfiance !

Si vous faites appel à un professionnel, les garanties seront détaillées sur votre bon de commande et le risque de mauvaises surprises sera moindre.

Pensez également à la notice d’utilisation qui vous permettra de découvrir et de comprendre plus rapidement les fonctionnalités de votre nouveau véhicule.

 

Carte grise et numéro de série NIV

Dans le cas d’un achat auprès d’un particulier, le nom du propriétaire sur la carte grise doit être le même que sur la carte d’identité du vendeur. Autre contrôle à faire, vérifiez que le numéro de série NIV (Numéro d’Identification du Véhicule) inscrit sur la carte grise dans la zone « numéro dans la série du type » correspond bien à celui figurant sur la voiture. On peut le retrouver à plusieurs endroits : sur le pied de porte avant droit, visible de l’extérieur à travers le pare-brise, dans le coffre et dans le compartiment moteur. Il peut être gravé sur une étiquette adhésive ou une plaque d’aluminium de couleur argentée ou noire. Il doit être clairement lisible, chaque caractère parfaitement aligné et ne présenter aucune trace de soudure (qui serait la preuve de fraude).

 

Examen minutieux

Avant toute prise de décision, il est important d’effectuer un examen minutieux du véhicule. N’hésitez pas à faire appel à un ami très observateur ou pointu en mécanique : toute aide supplémentaire sera la bienvenue !

Privilégiez un rendez-vous par beau temps pour ne pas passer à côté de défauts ou de rayures : la moindre imperfection décelée vous sera utile lors de la négociation.

1) La carrosserie doit être lisse, sans trace et ne doit pas onduler. Attention : le vendeur a pu essayer de dissimuler un accrochage ou un accident en ayant fait repeindre le véhicule. Assurez-vous donc que les portes et le capot sont correctement alignés.

La rouille peut être présente à plusieurs endroits : vérifiez l’intérieur des portières, les cadres des vitres, les bas de caisse, les ailes et le plancher du coffre.

Si vous constatez la présence d’une rotule d’attelage, il se peut que la voiture ait tracté de lourdes charges, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur l’embrayage ou encore le moteur.

2) Un petit check up sous le capot n’est pas du luxe. Vérifiez qu’il n’y a aucune fuite et que les bornes de batterie ne sont pas recouvertes d’une substance blanche et sèche ; signe d’un mauvais entretien de la voiture, elle peut engendrer des problèmes au démarrage.

3) Les pneumatiques fonctionnent par paires ; sur un même essieu, ils doivent donc être de même marque et de mêmes dimensions. Vérifiez leur niveau d’usure : si vous détectez une irrégularité, la cause vient probablement d’un défaut de parallélisme. Assurez-vous qu’il n’y ait ni déchirure sur le flanc, ni clou enfoncé dans la bande de roulement.

4) Assurez-vous du bon fonctionnement des commandes et du tableau de bord : voyants d’allumage, feux, clignotants, warning, chauffage, climatisation, essuie-glaces, fonction de désembuage avant et arrière, autoradio etc. Testez aussi les vitres électriques : elles doivent monter et descendre sans à-coup et se fermer correctement contre les jointures.

5) Vérifiez le compteur. S’il affiche un kilométrage inférieur à celui indiqué lors de la dernière vidange, il y a anguille sous roche !

6) La présence de housse peut dissimuler certains dégâts sur les sièges ; pensez à les retirer pour vous assurer du bon état des tissus. Il en est de même pour les tapis de sol qui peuvent camoufler des problèmes d’étanchéité.

7) Il est impératif de pouvoir essayer le véhicule, si le particulier ne vous en donne pas la possibilité pour une raison ou une autre (assurance, vol, etc.), ne perdez pas votre temps et passez à la prochaine visite !

Soyez attentif au moindre bruit durant la conduite : claquement au niveau des roues (attention aux cardans, suspensions, amortisseurs…), cliquetis ou grognement du moteur (jeux internes possibles et donc casse de pièces), aucun de ces éléments ne sont signes de bonne santé du véhicule. Un sifflement du moteur peut constituer une simple prise d’air ou au contraire peut révéler un problème au niveau de la courroie de distribution.

L’huile brûlée émet une odeur caractéristique. Si vous la sentez, n’achetez sous aucun prétexte.

Passez chacune des vitesses tout au long de votre parcours. Vérifiez qu’elles ne sautent, ni ne craquent.

En ligne droite, lâchez le volant ; si la voiture tire d’un côté ou de l’autre, cela peut traduire un défaut de parallélisme, un jeu dans la direction ou un mauvais redressage au marbre. Dans tous les cas, vous avez de sérieuses raisons de vous inquiéter.

Testez également les freins en ligne droite, la voiture doit rester dans l’axe.

La couleur de la fumée d’échappement peut également être révélatrice d’un défaut :

  • Bleue : usure du moteur dû à une consommation trop importante d’huile ;
  • Blanche : présence de vapeur d’eau, possible faiblesse du joint de culasse ;
  • Noire : moteur mal réglé ou encrassé (défaut moindre).

Pour tester l’embrayage, il vous suffit d’effectuer une petite manipulation à l’arrêt, moteur en marche. Serrez le frein à main, passez une vitesse et relâchez l’embrayage. Si la voiture cale, tout est normal. Si ce n’est pas le cas, le disque d’embrayage doit être changé (compter jusqu’à 600 €).

À votre retour, coupez le moteur ; après plusieurs minutes, vérifiez sous la voiture qu’il n’y ait pas de fuite.

Retrouvez tous nos conseils pour vendre votre véhicule en cliquant ici.

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Les conseils généraux de cette rubrique sont donnés à titre indicatif. Avatacar ne garantit pas que la mise en œuvre de l’ensemble de ses conseils vous prémunisse contre tout ennui technique concernant votre véhicule, dont l’état réel n’est pas vérifiable par Avatacar.