Le Roller Derby et les Paris Rollergirls

25 Avr 2013 | Actualités

Maquillage effrayant, tenue ultra sexy, rapidité et endurance, voici la recette du roller derby ! Avatacar revient sur ce sport atypique…

Elles sont une cinquantaine, ont entre 19 et 45 ans et s’entraînent neuf heures par semaine dans leur gymnase du quartier de Bercy. Une fois réunies, elles oublient leurs noms et leur condition sociale pour n’exister qu’à travers leur avatar. Aurélie s’appelle alors Sally Broyeur, Meryl se transforme en Meryl Strip Her et Isabelle devient Kill Belle. Bienvenue dans l’univers des Paris Rollergirls !

Quelles sont les conditions pour pratiquer ce sport ?

Faire partie de la gente féminine, maîtriser le patinage en quads (deux roues à l’avant et deux à l’arrière) et surtout faire preuve de combativité. Dans le roller derby, le pseudo est obligatoire, le déguisement et le maquillage fortement recommandés pour terrifier l’équipe adverse.

« Sur la piste, je quitte mon univers bien rangé pour le folklore du derby. J’adore les bas résilles et le minishort, ce n’est tellement pas moi », confie celle qui, dans la « vraie vie », exerce le métier de traductrice interprète.

Les règles sont simples : deux équipes féminines s’affrontent à rollers pendant deux heures sur une piste ovale. Chaque équipe comprend un pack, constitué d’un pivot et de trois bloqueuses, et une jammeuse, une attaquante dont le rôle est d’effectuer le plus grand nombre de tours de piste

L’objectif des bloqueuses est d’empêcher la jammeuse adverse de passer et d’aider sa propre jammeuse à se frayer un chemin. Pour cela, coups d’épaules et de hanches sont de rigueur pour gêner ou faire chuter l’adversaire. Chaque joueuse dépassée par la jammeuse comptabilise 1 point.

« On vend les deux cents places à 5 euros en moins de quatre heures. Il y a environ huit cents demandes par match », explique Kill Belle.

Le club est entièrement géré par les rollergirls elles-mêmes : merchandising, médias, sponsors, recherche de salle, elles s’occupent de tout. Pour chacun de leur déplacement en Europe, elles se cotisent pour le voyage et sont ensuite hébergées par les équipes qu’elles affronteront le lendemain !

Trois ans après l’arrivée du roller derby en France, on compte des clubs dans toutes les grandes villes et même certaines petites comme Sausset-les-Pins (7 000 habitants) ou encore Orcet (2 800 habitants) ont monté les leurs.

Les Nothing Toulouse ou les Death Pouffes de Montpellier ont du souci à se faire.

Sources : madamelefigaro.fr, parisrollergirls.com
Crédits photo : theBlastArt