Tout savoir sur la pression des pneus

27 Août 2018 | Entretien auto

Vos pneus sont le seul lien entre votre véhicule et la chaussée, il est donc très important de les maintenir en bon état. Adhérence, stabilité, comportement lors du freinage et dans les virages… toutes ces propriétés du pneu doivent être optimisées pour vous garantir une sécurité maximale. Il est recommandé de contrôler régulièrement l’état de vos pneus : usure, géométrie, parallélisme… mais aussi pression ! Avatacar vous explique comment régler la pression de vos pneus :

 

Pourquoi contrôler la pression de vos pneus ?

Au cours de la durée de vie de vos pneus, leur pression est amenée à diminuer. Cela peut être lié à plusieurs facteurs : par exemple, en hiver, la baisse de température extérieure provoque une perte de pression à l’intérieur du pneu.

 

Source : Michelin

 

60% des français roulent avec des pneus sous-gonflés. Et pourtant, cette erreur peut avoir de graves conséquences, autant sur le comportement de votre véhicule que sur votre sécurité. Une pression trop basse des pneus peut entraîner :

  • Une usure précoce des pneus. Une sous-pression de -0,5 bar raccourcit la durée de vie de vos pneus de 20% en moyenne !
  • Des difficultés de tenue de route.
  • Une baisse des performances de freinage. Les pneus perdent en stabilité, ce qui entraîne notamment un allongement des distances de freinage.
  • Un risque accru d’aquaplaning. Un pneu sous-gonflé perd en adhérence et en précision, ce qui entraîne une moins bonne stabilité dans les virages.
  • Un risque d’éclatement des pneus. Lorsqu’ils sont lancés à pleine vitesse, par exemple sur l’autoroute, les pneus sous-gonflés se déforment et produisent une forte chaleur interne. C’est ce phénomène qui conduit à l’éclatement des pneus.
  • Une augmentation de la consommation de carburant.

Cependant, sur-gonfler vos pneus n’est pas une solution : là aussi cela peut avoir des conséquences néfastes. Une pression des pneus trop forte peut également engendrer une perte d’adhérence et de stabilité. De plus, la consommation de carburant et l’usure des pneus sont, là aussi, accrus. Dans le cas du sous-gonflage, ce sont les bords de la bande de roulement qui sont le plus sollicités : ils auront tendance à s’user plus vite. Dans le cas d’un sur-gonflage, c’est le centre de la bande de roulement qui sera plus vite usé.

En conclusion, il est important de respecter la bonne pression de gonflage de vos pneus afin d’éviter aussi bien le sous-gonflage que le sur-gonflage.

 

Quelle est la bonne pression de gonflage de vos pneus ?

La bonne pression de gonflage de vos pneus est celle qui permet d’assurer la meilleure adhérence et donc la meilleure sécurité possible, ainsi qu’une longévité optimale des pneus. Elle est indiquée par le constructeur. Elle est généralement inscrite dans le carnet d’entretien du véhicule ou bien à l’intérieur de la voiture. Selon les modèles, une étiquette comportant ces données est collée dans la portière côté conducteur, à l’intérieur de la trappe à carburant ou bien dans la boîte à gants.

Cette étiquette donne plusieurs renseignements :

  • La pression préconisée pour les pneus avant ;
  • La pression préconisée pour les pneus arrière ;
  • La pression préconisée « à vide » ;
  • La pression préconisée si le véhicule est chargé.

Les données sont indiquées en bars.

Lorsque le véhicule est chargé (coffre plein, remorque etc.), la pression des pneus arrière doit être légèrement plus forte qu’à l’avant. En effet, ce sont les roues arrière qui supportent le poids de la charge.

 

Comment vérifier la pression de vos pneus ?

Votre véhicule doit être à froid. Avant de commencer, il convient donc de vous assurer que votre voiture est bien à l’arrêt depuis au moins deux heures.

Ensuite, vous devez être équipé d’un gonfleur muni d’un nanomètre. Dévissez le capuchon de la valve qui se trouve sur le pneu et insérez-y l’embout de l’appareil. Attention, si vous sentez une fuite d’air, cela signifie qu’il est mal positionné.

La pression de votre pneu s’affiche alors sur le nanomètre. Il vous suffira de gonfler ou dégonfler jusqu’à obtenir la bonne pression (sur certains appareils, une poignée permet d’injecter de l’air dans votre pneu, tandis que sur d’autres, la pression s’ajuste grâce à de simples boutons + et -).

Il est recommandé de contrôler vos quatre pneus, ainsi que votre roue de secours, une fois par mois.

 

Source : Michelin

 

Si vous n’avez pas de gonfleur chez vous et que vous souhaitez contrôler vos pneus dans une station-service, il faudra prendre en compte le fait que vos pneus ne seront pas à froid. Or, lorsqu’un pneu est chaud, sa pression a tendance à être plus élevée. Cependant, dès que le pneu refroidit, la pression redescend automatiquement. Si vous contrôlez vos pneus à chaud, ne les dégonflez jamais, car ils risqueraient de redescendre en sous-pression à froid. Il est conseillé d’ajuster vos pneus à +0,3 bar par rapport aux valeurs préconisées par le constructeur. Ainsi, vous vous prémunirez de tout risque de sous-gonflage lorsque le pneu refroidira.

Enfin, les spécialistes recommandent également d’ajouter 0,2 bar en hiver par rapport à la pression indiquée dans le carnet d’entretien. Si vous avez prévu un trajet de plus de deux heures sur autoroute, il est conseillé d’augmenter la pression de 0,3 bar.

 

Tyre Pressure Monitoring System (TPMS)

Depuis 2014, le système TPMS est obligatoire sur tous les véhicules neufs. Il s’agit d’un système de contrôle automatique de la pression des pneus. Il existe deux types de TPMS :

  • Le TPMS direct fonctionne grâce à des capteurs placés sur chaque pneu et reliés à l’ordinateur de bord. Chacun de ces capteurs mesure la température et la pression du pneu auquel il est rattaché et transmet les informations au tableau de bord : les données sont donc indiquées sur l’écran. Lorsque qu’il y a une baisse de pression, un voyant lumineux s’allume afin d’alerter le conducteur.
  • Le TPMS indirect est moins précis. Il récupère les mesures de la vitesse de rotation des roues captées par les systèmes ABS et/ou ESP et les compare. Il se base sur le fait qu’une vitesse de rotation plus élevée correspond à un rétrécissement du diamètre de la roue, et donc à une perte de pression. Cependant, les mesures peuvent changer d’un type de pneu à un autre et en fonction de l’état de la chaussée, ce qui rend le calcul peu fiable. Enfin, sa faiblesse majeure réside dans le principe même de son fonctionnement : en effet, le système de comparaison des vitesses de rotation ne détectera pas d’anomalie si les quatre pneus sont sous-gonflés.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement du TPMS, lisez notre article : Un système de contrôle de pression des pneus rendu obligatoire !